DPE du quartier Sud à Saverne : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 353 DPE géolocalisés dans le quartier Sud à Saverne décrivent un bâti majoritairement antérieur à 1975 et surtout composé d’appartements. Les indicateurs énergétiques y sont moins favorables qu’à l’échelle de la ville, avec des différences à examiner logement par logement pour une vente ou une location.

DPE du quartier Sud à Saverne : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Saverne

Dans le quartier Sud à Saverne, les données disponibles portent sur 353 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 3 001 DPE à l’échelle communale. Elles permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Cette lecture constitue un repère pour comprendre le quartier, mais elle ne remplace pas le diagnostic du bien concerné par une transaction. Les proportions présentées décrivent l’échantillon disponible : elles ne doivent pas être assimilées sans réserve à un recensement exhaustif du parc résidentiel. Elles font néanmoins apparaître un profil cohérent, associant une forte présence de constructions anciennes, une majorité d’appartements et des consommations médianes supérieures à celles observées dans l’ensemble de Saverne.

Un bâti surtout antérieur à 1975 et majoritairement collectif

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sud)Part du quartier
A10,3 %
B41,1 %
C7220,4 %
D14139,9 %
E9326,3 %
F267,4 %
G164,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sud (Saverne).

La période de construction la plus représentée dans les diagnostics du quartier Sud est celle de 1948 à 1974, avec 34,6 % de l’échantillon. Les logements construits avant 1948 occupent également une place importante, puisqu’ils représentent 31,2 % des diagnostics. Au total, la part du bâti antérieur à 1975 atteint 65,7 %. Ce profil situe l’ancienneté du parc au cœur de la lecture énergétique du quartier, sans permettre d’attribuer automatiquement une mauvaise étiquette à chaque construction ancienne. Les maisons individuelles représentent 26,3 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Pour interpréter un DPE particulier, il faut donc tenir compte de la nature du logement plutôt que de raisonner uniquement à partir de son adresse ou de son année de construction.

  • La période 1948-1974 domine avec 34,6 % des diagnostics : elle constitue la première référence pour décrire l’âge du bâti étudié, sans résumer à elle seule toute sa diversité.
  • Le bâti d’avant 1948 représente 31,2 % dans le quartier, contre 28,0 % à Saverne : les constructions les plus anciennes sont davantage présentes dans cet échantillon local.
  • Les maisons individuelles représentent 26,3 % des diagnostics. La majorité d’appartements invite à distinguer les caractéristiques du logement de celles du bâtiment dans lequel il se trouve.

La classe D domine parmi les 353 DPE du quartier

La répartition des étiquettes montre une concentration dans les classes intermédiaires : 141 diagnostics sont classés D, 93 sont classés E et 72 sont classés C. La classe D est ainsi la plus représentée dans le quartier Sud. À l’autre extrémité, les classes A et B comptent respectivement 1 et 4 diagnostics. Les classes F et G regroupent, quant à elles, 26 et 16 logements. Cette distribution ne décrit donc pas un quartier uniformément peu performant, mais un ensemble où les classes D et E occupent une place centrale et où les meilleures étiquettes restent peu représentées. Pour un propriétaire, la classe exacte du bien reste décisive : les résultats d’un appartement classé C ne se confondent pas avec ceux d’un logement classé F, même à proximité immédiate.

Des indicateurs énergétiques moins favorables que ceux de Saverne

Les logements classés F ou G sont au nombre de 42 dans le quartier Sud, soit 11,9 % des diagnostics, contre 8,9 % pour l’ensemble de Saverne. La consommation médiane atteint 224 kWh/m²/an, tandis que la référence communale est de 179 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 440 €, contre 1 030 € à l’échelle de la ville. Ces indicateurs vont dans le sens d’un profil énergétique moins favorable dans le quartier. Leur interprétation demande toutefois de considérer aussi les surfaces : la médiane est de 78 m² dans le Sud, contre 66 m² à Saverne. Le coût annuel et la consommation rapportée au mètre carré éclairent des dimensions différentes ; ils ne doivent pas être utilisés comme des mesures interchangeables.

  • Passoires énergétiques : 11,9 % de F et G dans le quartier, contre 8,9 % dans la ville. Cette comparaison porte sur la proportion de diagnostics concernés, pas sur l’étiquette de chaque logement.
  • Consommation médiane : 224 kWh/m²/an dans le Sud, contre 179 kWh/m²/an à Saverne. L’indicateur est rapporté à la surface, contrairement au coût énergétique annuel.
  • Coût annuel médian estimé : 1 440 € dans le quartier, contre 1 030 € dans la ville. Il s’agit d’une estimation énergétique, et non d’une facture constatée pour un occupant.
  • Surface médiane : 78 m² dans le Sud, contre 66 m² à l’échelle communale. Cette différence doit accompagner toute lecture comparative des montants annuels.

Vendre dans le Sud : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente dans le quartier Sud, ces données apportent un contexte utile à la présentation du bien. Les 141 diagnostics classés D montrent notamment que cette étiquette est fréquente dans l’échantillon local. Cela ne permet cependant ni d’estimer une valeur immobilière, ni de chiffrer une décote liée à une autre classe. Les faits fournis ne contiennent aucune donnée de transaction. Une présentation factuelle consiste à distinguer l’étiquette propre au logement, sa surface, sa période de construction et les estimations figurant dans son diagnostic. Le coût médian de 1 440 € peut servir de repère territorial, mais pas d’estimation personnalisée. Si des travaux sont envisagés, les statistiques du quartier ne suffisent pas à déterminer leur contenu ou le gain énergétique qui pourrait en résulter.

Louer dans le Sud : examiner le diagnostic et le budget énergétique du bien

Pour une mise en location, l’enjeu est également de partir du logement concerné. La présence de 42 diagnostics F ou G dans le quartier justifie une attention particulière à l’étiquette, mais ne permet pas de conclure sur la situation de tous les biens proposés. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 440 € donne une indication sur l’échantillon, sans annoncer les dépenses futures d’un locataire. La surface médiane de 78 m² ne décrit pas non plus chaque appartement ou maison. Le dossier du bien doit donc rester la référence pour expliquer ses caractéristiques énergétiques. Les seules données fournies ne permettent pas de statuer sur les conditions réglementaires de mise en location d’un logement précis : une vérification distincte est nécessaire avant toute conclusion sur ce point.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente dans le quartier Sud à Saverne ?

La classe D est la plus fréquente, avec 141 diagnostics sur les 353 analysés. Elle est suivie par la classe E, avec 93 diagnostics, puis par la classe C, avec 72 diagnostics. Cette répartition décrit l’échantillon géolocalisé du quartier et ne permet pas de présumer de la classe d’un bien qui n’a pas été examiné individuellement.

Le quartier Sud compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Saverne ?

Oui, en proportion des diagnostics analysés : les classes F et G représentent 11,9 % dans le quartier Sud, contre 8,9 % à l’échelle de Saverne. Cela correspond à 42 logements dans le quartier, dont 26 classés F et 16 classés G. Cette proportion plus élevée ne signifie pas que la majorité des logements du Sud sont des passoires énergétiques.

Peut-on utiliser les 1 440 € médians pour prévoir les dépenses d’un logement ?

Non, pas comme une prévision personnalisée. Les 1 440 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier, dont la surface médiane est de 78 m². Pour une vente ou une location, il faut consulter les estimations du DPE du bien concerné et ne pas présenter la médiane locale comme une facture réelle ou un montant garanti.

Sources officielles

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